SDR : du cassoulet à l'espérance.

Publié le par OdaïrFortès7Fan

Toulouse n'avance pas. Mais avancera tôt ou tard. Ils vont nous faire chier jusqu'au bout dans l'objectif maintien. Et pourtant j'aime le cassoulet... L'opération maintien on pourrait la renommer "La course à la mort" sauf que Vasseur ne ressemble pas vraiment à Jason "la grosse tatanne" Statham ! Quoique la tatanne, ce sont nous supporters qui risquons de nous la prendre dans la tronche d'ici peu. Allez soyons positifs deux minutes, cette saison ne sera qu'une gifle, une tapette sur le cul-cul en guise d'avertissement à tout un club, président en tête, pas loin de nous faire un remake de la saison 2007-2008. Sauver sa peau est donc la mission de toute l'institution rémoise... pendant que les lorientaises ou toulousaines se disent exactement la même chose !

JLV nous l'assure après la nouvelle désillusion lilloise 3-1, "on est pratiquement sûrs que l'on va s'en sortir". Pratiquement ? Il y aurait donc un éventuel doute ? Pourtant en encaissant 3 buts/match, je ne vois pas lequel... ah oui comme dirait Jean-Pierre Caillot, "l'état d'esprit y est". Le jour où ce dernier parlera football appelez moi ! Outre la débandade dans le jeu produit depuis 3 mois, excuses de la CAN et de la blessure de Devaux mis en vitrine, le mental du groupe est dans les chaussettes. On ne prends plus la possession de ablle, on excerce plus ce pressing nous permettant de récupérer haut le ballon... Dire que le scénario de la fin de saison dernière n'a pas servi d'avertissement est un euphémisme. J'avais alors fait porter le chapeau à Hubert Fournier pour son incapacité à faire évoluer son fond de jeu alors que l'équipe avait réussi à obtenir son maintien dès Mars. J'étais sévère, 11è place à la clé pour un budget de 27 millions, c'était un très bon résultat. Sur le papier tout du moins, les dernières journées étant indigestes. Coach Hub parti, les langues se délièrent comme par hasard en parlant de fin de cycle, non pas des joueurs mais du message de l'entraîneur ! Or c'était bien le contraire. L'effectif était au bout du chemin entamé trois ans plus tôt et Hubert l'avait compris, insistant sur le fait de modifier en profondeur l'équipe. Mais le président du club en décida autrement, plus facile de vendre son technicien à Lyon que 30 contrats pros. Contrats limités par un salary cap qui bloque tout espoir d'apports qualitatifs. On a choisi Bourillon car le joueur visé pour remplacer Krychowiak était trop cher (oui, le fameux mec qui joua la Ligue des Champions), un an auparavant Eliran Atar avait été recruté contre l'avis de Fournier qui ne le voyait pas jouer au poste de Diego blessé. Bref tout cela pour dire qu'il est temps que JPC se fasse violence en laissant le sportif à un véritable "Directeur sportif" en lien avec le staff. Barbier ? c'est quoi son réseau ? Créteil et la Team Belhassen ?. Encore une fois je le dis et le répète, il m'est très facile de critiquer un club pourtant bien géré mais condamné à jouer le maintien constamment. Oui, je le conçois mais il y a la manière de jouer le bas de tableau. Le recrutement restera un risque constant surtout avec cette cellule de recrutement. Enfin il serait opportun que les hautes sphères de l'institution Stade de Reims aient un discours cohérent. Depuis Juin et l'arrivée de Jean Luc Vasseur, deux voies semblent avancer irrémédiablement dans un mur. Quid de la présidence à deux têtes ?  Jusqu'à la fin de saison, un semblant d'unité existera mais quand on voit Olivier Guégan s'y mettre en demandant publiquement aux joueurs "de prendre leurs responsabilités", on peut dire sans aucun doute que toutes les parties sont responsables de la situation actuelle du Stade de Reims.

Bref, tous les feux sont à l'orange, passant au rouge en cas de désillusion dimanche. Place donc à Nice, ah Nissa Bella, qui malgré un effectif faiblard a quelques atouts a revendre. Le soit disant nouveau chouchou de Delaune ou meilleur joueur de la saison rémoise Gaétan Charbonnier est pour moi très loin techniquement d'un Carlos Eduardo ou d'un Bauthéac. De même nous n'avons pas un Digard au milieu sur qui nous reposer. A voir si le trio recomposé Devaux-Oniangué-Charbonnier me fera mentir dans le match décisif qui s'annonce. Il faudra commencer à ne pas concéder de coups francs vu notre nullité sur l'exercice... Si les niçois s'imposent, ils obtiennent quasiment leur maintien (41 pts) mais si on l'emporte nous revenons à hauteur (38pts) et les gardons sous pression, la 38è journée opposant Toulouse à Nice !

Le SDR est au bout du rouleau mentalement, sans solution tactique dû à un staff transparent depuis l'hiver et limité techniquement. Nous sommes tous, supporters y compris, au bord du gouffre. On veut voir nos joueurs (et eux aussi le désirent) se révolter mais en sont-ils capables ? Le vouloir c'est bien, le pouvoir c'est autre chose... Le système de jeu est devenu restrictif, ballons balancés par la défense centrale sur les attaquants oubliants que nos deux meilleurs joueurs (simple avis) sont Oniangué et Devaux ! Aucune construction donc, conjuguée à un équilibre défensif inexistant. Il reste 7 matchs, celui de Nice est vital. Je pense qu'il sonnera le glas du club en Ligue 1 si défaite ou nul, une bribe d'espoir de maintien renaîtra en cas de victoire. L'espoir, ça coûte rien mais n'est ce pas la dernière lueur de vie alors qu'au fond nous sommes irrémédiablement en train de couler ? Disons nous pour nous réconforter que les supporters des équipes de notre championnat (celui des looser vu ce qu'elles proposent comme football) ont eux aussi de l'espoir... Dire que tout cela n'est que football est vrai, mais je vivrais les 90 minutes de ce SDR-OGCN avec l'arrière pensée qu'en cas d'échec nous serons condamnés. Je marcherai fébrilement jusqu'aux travées de Delaune et en ressortirai deux heures plus tard avec un sentiment. Sera-ce l'espoir ?

@OdaïrFortès7Fan - Fortès51

 

 

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